Un nouveau roman de Keigo Higashino !
Depuis « Les Miracles du bazar Namiya », je savais l’auteur à l’aise dans d’autres domaines que le polar.
Et cette nouvelle incursion dans un autre domaine est une réussite.
On suit Reito littéralement sauvé de la prison pour servir de gardien d’un camphrier.
Il s’y déroule certaines nuits un rituel.
Reito doit guider les visiteurs vers le camphrier en restant à l’écart.
Mais comment être gardien d’un rituel mystérieux sans vouloir le découvrir ?
Ce romancier excelle dans la construction de personnages.
Il sait leur donner une histoire.
Une ou plutôt plusieurs histoires de famille font la trame du récit.
Il est de nouveau question de la place de l’individu au sein de la société et aussi au sein de la famille.
Les attentes sont immenses dans un pays à la si faible natalité.
À qui transmettre ses valeurs quand les trajectoires sont brisées par la vie les espoirs qui ne peuvent être comblés ?
Keigo Higashino est un auteur de polar.
Il y a aussi des mystères dans ce roman : celui du camphrier et ceux qui le servent.
Comme dans un polar, les réponses ne viennent pas de suite.
Il faut accepter d’être comme Reito tenu à l’écart de l’énigme du lieu pendant une bonne partie du récit.
Les choses se mettent en place lentement.
Il faut, et c’est très japonais, comme pour débutants sumotoris, servir avant de se voir confier des responsabilités.
Balayer les feuilles, accueillir les visiteurs sont les seules tâches que l’on confie à Reito au début.
Comme lui prenez patience ! Les indices, les rencontres vont montrer le chemin.
Le chemin du camphrier, mais aussi un chemin de vie.
Il est beaucoup question de transmission dans ce nouveau roman réussi.
Le récit démarre doucement, mais les histoires familiales vont se dénouer (ou plutôt se nouer les unes aux autres) avec beaucoup d’émotions.
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