Les pingouins n'ont jamais froid - Andreï Kourkov - 4/5

Ce roman est une suite directe du Pingouin. Je vais divulgâcher un peu. Si vous n’avez pas lu « Le Pingouin », vous êtes prévenus.
Victor s’était enfui d’Ukraine à la place de son pingouin Micha à la fin du roman.
Il revient en Ukraine après s’être fait oublier. Il part à la recherche de Micha. La route vers son palmipède préféré sera tortueuse.

Ce roman est moins fantasmagorique que le précédent. Il y a moins de moments loufoques ou poétiques.
Sauf si évidemment, on considère qu’une campagne électorale ukrainienne et ses coups particulièrement tordus sont de pures affabulations.

Victor est comme dans le récit antérieur, la proie de forces qui le dépassent.
Dans un torrent de corruption, de perte totale de valeurs morales, d’hypocrisie, Victor essaye de ramer vers son pingouin.
Pour le sauver ? Pour se sauver lui-même ?
Il va même le chercher en Tchétchénie où il sera esclave pour un four crématoire.
Il va bruler les corps des combattants des deux côtés. Une sorte de purgatoire au milieu de l’enfer d’un conflit.

La peinture peut vous sembler bien sombre ?
Le livre serait trop noir s’il n’était pas truffé de rencontres improbables. Une galerie de portraits qui vaut le détour. Une galerie remplie d’humanité, cette humanité qui reste quand on en a retiré tout le superflu.

C’est dans tous les cas une peinture acerbe du monde postsoviétique.

Je ne divulgâcherais pas : lisez le roman vous saurez si Victor retrouve Micha et s’il lui rend sa liberté et si Victor se libère lui-même.



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