Laitier de nuit - Andreï Kourkov - 4/5

Après « Le Pingouin », je retourne à Kiev avec le même auteur.
Ce roman est constitué de tranches de vies de personnages qui semblent éloignées les uns des autres (bien que toutes liés à Kiev).
Un maitre chien qui tombe sur des fioles aux propriétés surprenantes,
Une femme qui vend son lait maternel,
Une veuve de pharmacien assassine qui fait plastifier son mari,
Des gardes du corps aux ordres de politiciens qui restent jeunes,
Des chats « dopés » (ne divulgâchons pas)…
Chacun lié sans qu’il le sache aux autres.

Le récit joue avec la réalité.
On oscille entre réalisme parfois cru sur la réalité de la vie à Kiev.
Pas de politicien intègre. Pas de petit profit. Pas de morale surtout et y compris religieuse (ou alors de façade et de façade dans le style clinquant).

On oscille aussi vers une douce fantasmagorie, un peu loufoque, un peu ironique et toujours très caustique.
Fantasmagorie qui vous prendra par surprise tant elle est juste après la frontière du vrai.

La société est profondément inégalitaire. Obscènement inégalitaire.
Le pauvre compte ses kopecks, le riche distribue ses dollars bien à l’abri derrière ses gardes du cor ps.
L’éventail des personnages est vaste et coloré.

J’ai préféré « Le Pingouin » mais « Laitier de nuit » est aussi un bon point de départ dans l’œuvre d’Andreï Kourkov.

Bémol

Le découpage en chapitre est trop haché. On passe quelques pages avec un personnage et… clac au suivant !
Et comme le récit se compose de quatre ou cinq histoires parallèles, vous retrouvez votre personnage cinq chapitres plus loin.
Aucune exception. C’est parfois un peu frustrant.



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