Truite à la slave - Andreï Kourkov - ★★★★☆

Vania Soleïlov est amené un peu par hasard à enquêter sur la disparition de Dimytch Nikodimov grand chef du du restaurant Casanova.
Le hasard a fait que Vania Soleïlov est client du restaurant et ancien flic.
Dimytch Nikodimo s’est-il suicidé ? A-t-il rencontré des personnes qu’il ne fallait pas ? A-t-il pris ses jambes à son cou ?
Il y a quelque chose de trouble dans ce restaurant y compris la maitresse du chef : Vera.

C’est un court roman d’Andreï Kourkov.

Très court, mais avec tous les ingrédients d’un bon Kourkov :

  • une peinture acerbe comme il faut de la société
  • un narrateur qui est un spectateur impuissant de sa propre vie
  • Et surtout un petit pas de côté : un élément qui sort de l’ordinaire, du réel…
    C’est ce glissement vers un à côté que j’apprécie chez cet auteur.

Il y a toujours une belle galerie de personnages. Elle est ici plus ramassée et moins fouillée que d’habitude à cause de la longueur du texte (56 pages).

On passe un bon moment entre quotidien un peu sordide, révélation et petit coup de folie très Kourkovien.

56 pages qui pourraient être une bonne introduction avant de lire ses romans ou ses journaux.



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