La république du bonheur

Ito Ogawa ★★★★☆ 3/10/2020

Continuation poétique sur le métier d'écrivain public à Kamakura, mêlant douceur retenue et émotions profondes face aux réalités de la vie.

Un roman qui fait du bien.
Il faut avoir lu “La papeterie Tsubaki” pour comprendre le chemin d’Hatoko qui vient de se marier et a repris la papeterie de l’« Aînée » et surtout le métier d’écrivain public. Les deux romans sont en continuité directe.

Un roman qui fait du bien ?

Oui, ce n’est pas un récit qui évacue les difficultés de la vie, les séparations, les conflits, la mort, la peur.
Il rayonne cependant d’une telle douceur, d’émotions fortes, mais contenues, de beaucoup de respect pour le chemin de vie de chaque personne qui passe la porte de la papeterie, que oui, cette lecture fait du bien.

Il est très émouvant.
C’est une parenthèse de douceurs, de flâneries (Hatoko se promène souvent dans Kamakura), de choses délicieuses à manger, de recul sur soi-même lors d’une visite au temple.
C’est aussi une invitation à se promener à Kamakura, non pas en touriste qui fonce voir le très connu Bouddha, mais en promeneur qui profite de ses temples silencieux, de ses petites rues.

Offrez-vous un double moment de bienveillance avec « La papeterie Tsubaki » et « La république du bonheur ».
On en a tous besoin.

Bonus

Il y a toujours de la calligraphie dans ce roman. Et l’art ô combien subtil de choisir le papier, l’enveloppe, le timbre, l’écriture, la couleur pour faire passer un message tout en subtilité et en retenue !

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