Le bateau-usine

Takiji Kobayashi ★★★★★ 2/09/2021

Roman prolétaire japonais documentant l'exploitation brutale des pêcheurs de crabe en bateau-usine, sans individus nommés sauf l'intendant, avec un regard cru sur l'inhumanité du travail.

C’est un roman issu du courant prolétaire. Basé sur des faits réels, il témoigne de l’inhumaine dureté de la vie des marins partis à la pêche au crabe sur des bateaux-usines.
Tout le sépare des autres romans japonais que j’ai lus pour le moment.

Pas d’individus, mais des groupes.

Quand des individus émergent quand même dans le récit, ils n’ont pas de nom ou presque, des surnoms au mieux (l’étudiant, le bègue…)
Seule une personne est nommée : l’intendant.
Bras armé du propriétaire exploitant (dans tous les sens du terme) les hommes.
Il ne reste donc que les marins, les pêcheurs, les machinistes et l’intendant.

Pas de faux-semblant. C’est direct.

On suit principalement la très dure (euphémisme) vie des pêcheurs.
La vie à bord est inhumaine : rythme de travail épuisant, brimades, sévices, torture, mépris pour la vie humaine, maladie, mort.
Même le capitaine ne peut se rendre au secours d’un autre bateau-usine en train de sombrer.
Seule compte la quantité de crabes et donc le profit.
Une chaloupe vaut plus que les hommes à son bord.

L’exploitation sans limites morales de l’homme, pour le gain.

Le récit se termine par un espoir. L’espoir que le groupe s’unisse pour renverser cette exploitation.

En conclusion

Un roman japonais fort, réaliste, témoignage d’une réalité : l’exploitation inhumaine du fait de l’homme.
Un livre qui parle de son temps, mais qui est intemporel.

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