Une cité du XXIe siècle apparaît peu après la guerre de Sécession.
Mais pas de paradoxe temporel. Comment ???
Certes, on remonte dans le temps, mais on change de fil temporel en même temps. Le futur de ce passé est un autre futur que celui de la cité.
Ne pas avoir de paradoxe temporel permet de se concentrer sur plusieurs autres points :
- A-t-on le droit de venir dans un endroit moins “avancé” et décider de ce qui est bon / acceptable de lui offrir ? La cité refuse en effet de trop changer le passé pour le laisser plus “authentique”. C’est assez cynique (pensons aux maladies).
- Est-ce moral de faire du tourisme dans ces conditions ?
Les touristes viennent pour voir l’Amérique des “Westerns” (je suppose, car aucun touriste ne vient vraiment parler de ses motivations) - Comment juger le passé à l’aune des valeurs actuelles ?
“S’il y a réellement un progrès moral, le futur semblera inévitablement nous reprocher nos péchés.” - et réciproquement que penser des valeurs du XXIe siècle depuis le point de vue de 1876 ?
Des questions intéressantes.
La forme du roman est celle d’une enquête. Un individu de 1876 tente d’assassiner le président des États-Unis avec un pistolet du XXIe siècle.
Comment ? Pourquoi ?
Un tandem va enquêter : Jesse de 1876 et Elizabeth du XXIe siècle.
Cette forme est un peu trop convenue, non ? Les deux personnages sont cependant très attachants.
Le rythme de l’enquête donne le fil conducteur au roman.
Cela empêche de traiter plus en profondeur les questions éthiques de ce tourisme temporel et c’est bien dommage.
En résumé
- De bonnes idées
- Mais une forme convenue qui escamote d’intéressantes questions.
