Au tréfonds du ciel

J’avais lu du même auteur l’excellent « Un feu sur l’abîme ».
Je retrouve ici un incroyable space opera sur le thème du contact.
Contact avec qui ?
Le contact des humains avec des araignées
Si cela vous rappelle l’excellent « Dans la toile du temps » de Adrian Tchaikovsky c’est normal.
Rassurez-vous, même si les contactant et les contactés sont de loin les mêmes espèces, la ressemblance s’arrête là

Contexte : Nous sommes au bas mot 1000 ans avant « Un feu sur l’abîme ». L’humanité essaime dans la galaxie à la recherche d’un contact avec des civilisations avancées, mais n’a pas encore établi de contact avec des civilisations galactiques.
Une étoile est la cible de toutes les convoitises : mystérieusement elle brille, puis s’éteint, puis se rallume.
Fait incroyable de la vie s’est développé sur la planète du système.
Une civilisation y vit façonnée par cette alternance de chaleur et de froid absolu.
Entre les commerçants du Qeng Ho et les émergents, une lutte va s’engager.
C’est un planète Opéra de premier ordre.
De bons ingrédients sont là :

  • des humains en prise avec eux-mêmes (enfin la « faction d’en face »)
  • des humains qui finissent en mode survie attendant la moitié du temps en hibernation
  • Attendant que les araignées évoluent suffisamment pour qu’ils puissent refaire les stocks, réparer les vaisseaux…
  • Des araignées qui progressent à très grande vitesse. Le roman nous place en effet juste au moment où l’hiver total qui règne sur la planète ne devient plus infranchissable. L’hiver n’est plus le grand nettoyeur qui remet le compteur des araignées à zéro.
  • Un étrange pouvoir des émergents
  • Des intrigues dans une base spatiale en orbite
  • Des individus au passé énigmatique (et riche en surprises)
  • Des araignées à la fois si différentes et si humaines (mon seul bémol : un peu trop humaines) En fait, les travers et qualités des araignées auraient pu être plus différents de nous (« Dans la toile du temps » est meilleur de ce point de vue)
  • Ce sont les humains qui sont le plus fascinants. Les émergents et leur focalisation font froid dans le dos.
  • un rythme soutenu emmené par un double jeu humains/araignées des enjeux de plusieurs niveaux (personnels ou concernant tout le groupe)
  • Beau dénouement (ne pas spoiler)

La narration se concentre sur quelques personnages que l’on suit de bout en bout (merci le cryo sommeil).
Ainsi le récit se fait fort de franchir de grandes périodes temporelles en gardant les mêmes protagonistes (c’est mieux).

En conclusion

Si l’élévation d’une société d’araignées vous intéresse alors « Dans la toile du temps » est recommandé.
Sinon « Au tréfonds du ciel » reste un excellent planète opéra.



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