Un roman très différent des autres œuvres que j’ai lues de cet auteur.
Les livres de Ryû sont souvent oniriques avec un côté délicieusement cauchemardesque.
« 1969 » est une tranche de vie très largement autobiographique. Il a 17 ans. L’été approche.
En rupture avec le système scolaire japonais très normatif, il veut faire un acte révolutionnaire, puis monter un festival.
Par idéal, pour la popularité ? … aussi, mais surtout pour les filles, pour une fille.
Le roman semble baigner de cette lumière et de ce soleil si caractéristiques des souvenirs de périodes heureuses, des premiers amours…
Plein d’humour, d’autodérision, d’amitiés, de « cellules » marxistes, de galères, de plans foireux, de bravades, de belles amitiés, de tendresse malgré l’animosité de certains…
et d’une douce nostalgie.
Ce sont aussi les premiers chocs avec le conformisme de la société. Il s’oppose au système scolaire, aux profs volontiers physiquement punisseurs.
Mais ce qui le stupéfie, c’est de s’apercevoir que les jeunes de sa classe d’âge sont embrigadés (parfois volontaires) par un système rigide tout tracé.
Le bonheur tout tracé sous forme d’un chemin « école -> université -> travail -> mariage -> enfant ».
C’est le roman très attachant d’un auteur reconnu qui se penche sur un été de son adolescence.
