La Cigale du huitième jour

Mitsuyo Kakuta ★★★★☆ 29/08/2017

Cette exploration nuancée de la maternité célibataire au Japon expose les obstacles relationnels et sociaux avec lucidité, portée par un style fluide qui tempère son propos sombre.

Avis

Un roman touchant, tout en retenue sur la profonde difficulté d’être mère célibataire et en particulier au Japon. Le propos ne se limite pas à cet aspect. Il parle de la difficulté de se construire, des relations toxiques. On en rencontre de toute sorte : la lâcheté (très bien illustrée du côté masculin), la manipulation, la pression du conformisme, l’incompréhension, l’indifférence, le rejet.

Les deux narrateurs de ce roman en deux parties jettent un regard dénué de haine sur une société.
Deux destins qui essaient de construire quelque chose.
Mais comment construire dans une société qui ne laisse aucune place aux enfants hors mariage et même aux femmes sans mariage ou mari ?

Mon résumé semble assez noir, non ? Cette lecture serait en effet difficile sans un style fluide, baigné de lumière, de poésie (la poésie d’un quotidien rendu trop simple) et, roman japonais oblige, tout en retenue. On ne crie pas sa vie, ses sentiments à la face de l’autre. On garde pour soi dans une société qui laisse peu de place à un autre chemin de vie.

Cet article « La Cigale du huitième jour » est paru en premier sur Post Tenebras Lire.
Informations
Un carnet d'adresses Du même auteur
Suggestions Japon