Nous sommes à une date indéterminée dans le futur. L’humanité a décliné. Après de nombreux soubresauts et violences, la société semble s’être stabilisée. L’humanité est frappée par une maladie inconnue : les enfants meurent en grand nombre durant l’enfance, les garçons sont extrêmement rares et élevés pour leur capacité de reproduction. La société est à 90% féminine dans sa structure, sa hiérarchie, son vocabulaire. Les hommes et leur violence sont exclus de ce monde. Nous suivons tout au long du livre Lisbeï qui raconte sa vie depuis son enfance jusqu’à sa mort et au-delà (par ceux qui la suivront). Son destin n’est pas ordinaire.
Soyons clairs, j’ai eu du mal à finir ce livre. C’est une magnifique histoire ou épopée mais :
- c’est long ! Mais d’habitude cela ne me dérange pas.
- c’est très orienté religieux (le culte d’Elli prend une place démesurée !) Ce culte est une sorte de culte de Jésus revu à la sauce post-apocalyptique et bien sûr féminisé.
- c’est parfois élusif : des passages entiers, justement les plus aventureux, sont brusquement coupés (le journal de Lisbeï saute des mois entiers brutalement). Seul le système politique basé sur le respect et le consensus est bien mis en valeur. Cet aspect est justement un des bons points du livre.
- au final il reste, et je vais être rude, un roman ressemblant parfois trop au journal d’une religieuse de couvent ! Les sentiments parfois forts (et beaux) sont en plus évoqués avec trop de pudeur ou d’allusions vagues pour s’attacher aux personnages.
L’idée est bonne mais les notions importantes (pour moi) sont mises de côté au profit d’une histoire qui reste au bord du captivant. Il y a cependant beaucoup de bonnes idées : une société qui, à cause de la nature, repart sur des bases complètement différentes de la nôtre.
Autres avis
Bien plus structurés et intéressants que le mien :
