Les plus qu'humains

Les plus qu'humains

J’avais lu ce roman il y a de nombreuses années.
J’ai relu également il y a peu « Cristal qui songe » du même écrivain.
J’avais été subjugué par la puissance du récit.
L’auteur n’a pas sa pareille pour parler de l’autre, des marges de l’humanité.

J’ai donc replongé.

Encore une fois la différence est au cœur du récit. Cette fois-ci le roman parle de l’émergence de nouveaux humains.
Des humains complémentaires qui forment ensemble autre chose, quelque chose de plus qu’humain.

« Les plus qu’humain » est tout aussi fascinant, mais un peu plus difficile d’accès que « Cristal qui songe ».
Il y a en effet trois parties :

  • la première voit une sorte d’embryon de « corps » se constituer
  • la seconde vous plonge tout à coup dans la psychanalyse d’un individu à la recherche de quelque chose d’enfoui. Qui est-il ?
    Quel est le rapport avec la partie précédente ?
    On ne raccroche les récits que tardivement et …
  • on bascule dans une troisième partie. Une des parties du « corps » aide un homme se remémore difficilement certains évènements troublants. Petit à petit la trame va apparaitre, mais au début on est un peu perdu.

Une structure un peu perturbante, mais

l’essentiel est la force de l’écriture. Theodore Strugeon n’a pas sa pareille pour décrire par petite touche tous ceux qui sont mis de côté par la société. Il a une manière bien a lui de décrire les liens forts entre « eux ».
C’est une peinture juste de « nous » qui les rejetons. Métaphore à peine voilée de notre monde qui rejette les moins qu’humains. Serons leur tendre enfin la main ? Theodore le pense et j’aimerais le croire.



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