Métro 2035

Dmitry Glukhovsky ★★★☆☆ 11/08/2017 2 min de lecture

Ce post-apocalyptique russe délaisse ses créatures souterraines pour une allégorie politique sur les nazis et les 'sous-hommes', abandonnant ce qui faisait l'originalité de la série.

Avis 

attention spoilers

Après 2034, j’avais envie de retrouver ce que j’aimais le plus dans Métro 2033 : des couloirs obscurs, une présence, des mutants bien plus que des monstres…
C’est hélas pour moi pas la direction que prend le roman.

Exit les monstres du métro 2033. Dans ce tome, et c’est très éclairant, ce sont des hommes (les sous-hommes impurs aux yeux des nazis) qui sont appelés « Monstres ».
Les monstres extraordinaires de « Métro 2033 » ont complètement disparu !
Plus aucune trace dans les tunnels ni en surface ! Artyom s’en étonne même et se pose la question, mais… la question n’est pas posée aux autres et aucune réponse n’est apportée.

Il y a clairement là un choix de l’auteur de basculer du côté « politique ».

Résumé avec spoils : Artyom va tous les jours se prendre sa dose de radiation pour écouter les fréquences radio. Pour lui, d’autres ont forcément survécu et émettent. Il va découvrir que oui, mais le métro veut-il entendre et sortir ?

Eh bien non ! Les vieux démons sont là : entre la masse qui veut que rien ne change et les dirigeants qui ont peur d’un ennemi qui aurait gagné et qui serait content de finir le travail…
Artyom ne va convaincre personne ou presque.
Pour maintenir tout le monde sous terre, ignorant, il faut commettre des choses atroces, manipuler, éliminer, mépriser, exploiter… et il va rencontrer toutes les sortes de participants à cette mascarade : les ignorants, les complices, les acteurs, les victimes, les trompés, les indifférents…

En fait, les vrais monstres de ce Métro 2035 sont les hommes (à tel point, je le répète, que les autres monstres ont complètement disparu).

Une histoire pas inintéressante, mais j’avais envie d’autre chose. Sans doute ai-je été déformé par le jeu vidéo qui insiste sur le « contact » avec les « sombres », les autres…
Je comprends les points de vue de l’auteur et je pose la question : est-ce une métaphore à peine voilée de la Russie actuelle et passée ?

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