Children of Ruin - Adrian Tchaikovsky - 4/5

C’est peu dire que j’ai adoré « Dans la toile du temps » du même auteur.
Alors quand j’ai lu l’avis de « De l’autre côté des livres », je n’ai pas résisté longtemps.
Je n’ai pas pu attendre la sortie de la traduction en Français.
Je l’ai lu en anglais. Moins facile, cependant, que la lecture d’un « Murder Bot Diaries » de Martha Wells, car il y a plus de trames narratives, certaines différentes, certaines très énigmatiques…

Pour savourer ou mieux comprendre ce roman, comme Stéphanie Chaptal, je vous conseille de lire d’abord « Le prince des profondeurs ».
Prince des profondeurs ? Des Poulpes ? Mais, mais… « Children of Ruin » c’est « Children of Time » avec des poulpes à la place des araignées ? Avec un auteur moins talentueux qu’Adrian Tchaikovsky sans doute…

Mais l’auteur a l’intelligence de nous présenter un autre pan suffisamment différent de la « conquête spatiale » du précédent roman. On suit une autre expédition de terraformation.
Deux planètes : une couverte de glace et qui sera une planète océan après réchauffement, une avec une vie très primitive

Je ne vais pas trop divulgâcher, mais des évènements vont jeter à l’eau ces jolis plans.
Un qui va confirmer, la tendance auto destructrice de l’humanité.
Et… (je vous laisse la surprise)

À bord du vaisseau, il n’y a pas que des humains. Il y a aussi des poulpes et le virus qui a permis de faire évoluer les araignées en une civilisation spatiale.
Une planète océan ? À disposition ? Des peuples ? … De toute façon des humains sur ce genre de planète ce n’est pas une bonne idée (Cf Un monde d’azur de Jack Vance).
Alors oui les poulpes vont s’émanciper des humains.
Oui ils vont les revoir accompagnant des arthropodes intelligents !
La communication sera-t-elle possible ? Pour éviter l’irréparable, il le faut.

Et c’est là que l’ingrédient nouveau introduit par Adrian Tchaikovsky entre en jeu. Après nous avoir confrontés à une civilisation si différente (le couple humain/araignée semble si harmonieux en comparaison), l’auteur nous confronte à une autre forme d’intelligence encore plus « autre »

C’est une grande force du roman, nous exposer à d’autres modes de pensées, à d’autres sociétés. C’est brillant

Bémol

En fait comme dans « La toile du temps », la toute dernière partie du roman est elle aussi un dénouement bien trop rapide.
Le rythme des évènements change brutalement.
Et il me reste un arrière-goût de « déjà ? ».

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