Un roman de Science-fiction c’est comme un saut en parachute…
– Ah une critique “à la Forest Gump” avec la boîte de chocolats et on ne sait pas si on va tomber sur un bon roman ou pas !
Mais euhh revenons à MA comparaison ! Donc… Il y a des romans qui :
-
Vous expliquent le saut en parachute avant de vous faire sauter dans l’intrigue. Parfois le saut ne dure que les dernières pages et savoir où on va atterrir est pour le prochain tome.
- Vous font monter dans l’avion puis… vous expliquent de long en large le saut avant de reprendre la trame
- Vous expliquent le saut au fur et à mesure, vous sautez en comprenant comment fonctionne ce sac sur votre dos
- Vous font monter dans l’avion, vous poussent dehors en vous filant un sac dans les mains en disant : “débrouille-toi !”
Je vous laisse associer vos romans favoris aux catégories parachutes précédentes.
Mais ce roman me direz-vous ?
Eh bien il est plutôt du genre à commencer quand vous êtes déjà en train de tomber avec un truc sur le dos !
C’est angoissant non ?
En fait pas tellement, même si les concepts, les armes, les factions ne vous seront pas expliqués dans ce roman…
– ah ????
Pas de panique, on ne va pas s’écraser non plus
C’est un roman de Science-fiction “militaire”.
Qui dit militaire dit guerre. Il y a en effet un conflit avec des hérétiques, des hérétiques du calendrier. Kwouahh ??? On fait une guerre pour le 29 février ? Je n’ai pas compris la teneur profonde de l’hérésie, mais passons.
Les conflits se font avec des armes toutes plus bizarres les unes que les autres (armes de singularité, canon qui démembre…). Mais peu importe la nature des ingrédients… je veux dire armes. Ce n’est pas la comparaison avec la boîte de chocolats -> il faut suivre.
Les mathématiques, les formations (des hommes, des vaisseaux) prennent aussi une part très importante lors des combats… Étrange.
La guerre oppose surtout une coalition de factions aux hérétiques.
Certaines factions, telles les Kels, que l’on suit, sont le bras armé de la coalition.
D’autres sont plus énigmatiques et peu détaillées.
Même les Kels gardent leur mystère. Un conditionnement fort permet d’envoyer des combattants au front et de s’assurer qu’ils obéissent aux ordres même ultimes (et le suicide semble une option assez répandue chez eux).
Mais, mais je ne vais donc pas savoir ce qu’il y a dans le chocolat alors ?
…
Les parachutes
…
On avait dit les parachutes !
On ne comprend pas bien qui on est, la nature du parachute et des autres personnes qui sautent avec vous. Ce n’est pas glorieux comme leçon de parachutisme me direz-vous… Ce à quoi je répondrais : “vous voyez, ça rentre : on ne parle pas de chocolats”
Rassurez-vous :
La trame du roman reste compréhensible et passionnante :
Les hérétiques sont retranchés dans une forteresse imprenable et centrale.
La coalition promeut une jeune combattante au rang de commandant, car elle propose une chose impensable : sortir le plus génial des généraux de son “cachot”. Il n’a jamais perdu une seule bataille. Même les plus désespérées.
Petit hic : il a un jour massacré ses propres troupes dans un acte de folie meurtrière. Une boucherie.
Avec le général fou (?) elle va mener l’attaque contre la forteresse hérétique.
L’attaque est l’essentiel du roman. Mais la coalition a-t-elle donné toutes les cartes ? Le général est-il vraiment fou ? A-t-il feint la folie ? A-t-il basculé au cours de la bataille de trop ? Trop de sang sur les mains ? Trop de sang Kel sur les mains ?
J’avais lu peu de romans de science-fiction militaire.
Celui-ci est de très bonne facture : intrigue complexe, mais pas trop, univers intéressant, des possibilités de suites passionnantes.
Il est donc exigeant par les pans entiers qu’il laisse dans l’ombre.
En conclusion : le saut en parachute est donc plutôt fascinant même les yeux bandés
