Erlendur enquête sur la mort d’un petit garçon thaïlandais. Nous plongeons avec lui dans le monde des immigrés en Islande. Le contraste entre la Thaïlande et l’Islande est immense. Les sentiments des Islandais couvrent vraiment un large spectre.
On croise ceux qui apprécient véritablement les Thaïlandais et leur culture, ceux qui y sont parfaitement indifférents et les autres : les xénophobes minables et haineux.
Mine de rien, c’est le premier roman d’Arnaldur Indriðason que je lis et qui se passe vraiment en hiver. Certes « La voix » se passait en décembre. Mais c’était plutôt un huis clos dans un hôtel. Ici la jeune victime est morte seule dans le froid, dehors, à quelques mètres de son foyer. Et cette mort contamine littéralement toute l’histoire du roman. L’enquête se fait dans le noir et froid hiver islandais. Erlendur pense aussitôt à un crime raciste. Mais l’incertitude plane jusqu’au bout tant les témoignages sont ténus ou inexistants. Une intrigue secondaire intéressante émerge dans ce roman. Est-ce le début d’un fil conducteur autre que le passé douloureux d’Erlendur ?
J’aurais d’ailleurs aimé que l’histoire d’Erlendur progresse davantage. Il perd son mentor pendant l’enquête, mais cet événement ne provoque pas chez lui de sursaut salutaire. Il ne parvient pas à se libérer de son passé ou même à commencer par en parler.
Encore un très bon Arnaldur Indriðason au rythme très bien dosé.
Encore un e-book que j’ai pu emprunter via « Bibliomedia » le réseau de prêt d’eBooks des bibliothèques de Suisse romande.
