Atsuko mène la vie qu’elle a désirée. Elle gère une ferme biologique. Elle va retrouver une amie d’enfance. Ces retrouvailles vont la questionner, les questionner sur leur parcours de vie et sur leurs bonheurs respectifs.
J’ai lu récemment Le Jardin Arc-en-ciel d’Ito Ogawa. J’aime la proximité entre ces deux romans. Dans ces deux récits, le poids des secrets (un thème récurrent d’Aki Shimazaki), le poids des conventions sociales pèsent sur les deux personnages principaux féminins. Il y a d’autres chemins possibles que nos conventions usuelles.
Là où le roman reste positif tient dans l’histoire de ces deux femmes. Elles ont pu se retrouver sans être trop abîmées ou prises au piège par la vie pour construire leur propre bonheur.
C’est un récit japonais. Les sentiments sont retenus. Les personnages sont entiers, complexes. Ils échappent au piège d’être manichéens.
Ce qui rend le roman attachant est le chemin passé et présent de ces deux femmes.
