Deus Irae
Philip K. Dick
★★★★☆
Dans ce post-apocalyptique, un peintre mutilé quête le Dieu de la Colère à travers un monde ravagé où s'affrontent deux Églises rivales, explorant les limites entre l'humain et le divin.
Des colons cherchent à survivre sur une planète où les plantes intelligentes deviennent progressivement des entités autonomes, transformant la question de qui domine réellement.
Je viens de terminer « Toxic » de Stéphane Desienne qui se termine sur une planète aux plantes au bord de la conscience et de l’autonomie vis-à-vis des « animaux ».
Ici, la chose est poussée beaucoup plus loin.
Un groupe d’humains se pose sur la planète Pax pour s’y établir.
Leur but : fonder une colonie loin des erreurs de la Terre et de sa violence.
Mais il y a eu beaucoup de pertes humaines et matérielles.
Le groupe est réduit. Le matériel limité. Il faut survivre.
Il faut trouver localement de quoi se nourrir, s’habiller, s’abriter et donc chasser et cultiver dans un monde complètement inconnu.
Sur cette planète, les plantes sont bien plus que comestibles/pas comestibles.
Qui utilise qui en fin de compte ?
Beaucoup de bonnes idées :
Les animaux qui ne sont plus « au sommet » de la chaîne alimentaire.
Les colons à la merci de la nature.
Un récit multigénérationnel
Chaque chapitre correspond à une génération qui fait face à ses propres problèmes, qui s’oppose aux idées de la génération précédente ou s’en émancipe.
Les robots, réserves, outils amenés avec la mission ne durent qu’un temps.
Les perspectives changent.
Mais le rythme est un peu lent.
On quitte souvent des personnages que l’on aurait aimé suivre plus longtemps pour passer brusquement à la génération suivante.
Une utopie qui se cherche.
Les premiers colons se définissent par opposition à la violence de la Terre et ses conflits.
Belle utopie, mais le meurtre, la violence ne disparaissent pas simplement en « oubliant » la Terre.
La nature humaine se glisse partout.
J’ai trouvé le parti pris du pacifisme trop artificiel.
À certains moments j’avais envie de leur dire : une mission diplomatique vraiment ???
Je ne divulgâcherai pas avec qui ils sont confrontés, mais… parfois je n’ai pas cru à la politique de la main tendue.
Peut-on être vraiment pacifiste avec tout le monde ? L’autrice répond oui. Pour ma part j’ai plus qu’un doute.
Peut-on vraiment échapper à la violence en déléguant à une seule personne le rôle de « gérer » le problème dans le plus grand secret ?
Un autre monde avec d’autres règles.
L’autrice rend la frontière floue entre « créature intelligente » et « les autres ».
Je ne parle pas simplement des plantes : certains animaux ont un vocabulaire, des comportements avancés, certains prédateurs cuisent leurs aliments…
Évidemment, l’intérêt du récit tient aux fascinantes plantes. Je leur ai trouvé, quand même, beaucoup de capacités et des capacités qui se développent bien vite…
Un livre passionnant, mais pas sans défauts. Défauts qui font parfois sortir du récit.
L’occasion de découvrir de bons blogs de lecture comme :
Chez 7 Switch, en eBook sans DRM !
Philip K. Dick
★★★★☆
Dans ce post-apocalyptique, un peintre mutilé quête le Dieu de la Colère à travers un monde ravagé où s'affrontent deux Églises rivales, explorant les limites entre l'humain et le divin.
Etienne Cunge
★★★★☆
Une exploration crédible de l'effondrement climatique où les puissances mondiales, armées nucléaires en orbite, risquent de basculer dans le chaos face à des enjeux migratoires et environnementaux irréconciliables.
Clifford D. Simak
★★★★★
À travers des contes animaliers, l'auteur explore la fuite existentielle de l'humanité et le dilemme des chiens face à cet héritage oublié, avec une bienveillance envers nos contradictions.
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