San Cristóbal, petite ville d’Amérique latine, écrasée par la chaleur, bordée par la jungle d’un côté et un fleuve de l’autre (dont la légende dit que c’est la terre qui s’est mise en mouvement).
L’auteur, jeune fonctionnaire alors fraîchement arrivé, se souvient.
Des enfants sont apparus en ville.
Au début, on n’y prête guère attention.
De pauvres indigènes venus probablement de la forêt…
Mais petit à petit, on les remarque : leurs jeux, leur origine, leur langue (on ne les comprend pas).
Qui sont-ils ?
Petit à petit, les événements échappent aux adultes de la ville jusqu’au drame.
Dans cette atmosphère poisseuse, la vie perd de sa rationalité.
Fascination, incompréhension, répulsion, attraction se mêlent dans un écheveau qui devient inextricable.
Un thème parcourt tout le court roman : l’innocence.
Pourquoi de jeunes enfants (ils ont entre 8 et 13 ans), innocents, vierges, se couperaient-ils de la société ?
Pour fonder autre chose ?
Et les adultes, si organisés, rationnels, le sont-ils vraiment, innocents ?
Il flotte dans l’atmosphère humide comme un parfum de folie, de déraillement.
Tous les mystères ne seront pas révélés. Il restera quelque chose d’insaisissable, d’étranger, de pur, de libre.
Et la liberté au fond terrifie la vie bien rangée de cette petite ville.
En conclusion
Un fascinant et mystérieux roman à l’atmosphère humide et chaude.
