Au Japon, dans des temps anciens, un monastère est attaqué par un seigneur avide de pouvoir. Une relique est brisée, une relique temporelle.
À partir de ce moment, à différentes époques, des fragments semblent traverser le temps et s’égarer dans des ères qui ne sont pas les leurs.
Le phénomène prend de l’ampleur et semble précipiter le monde vers une catastrophe inéluctable.
Le Japon, avec des lieux que je connais ou qui m’ont semblé familiers, le fantastique, des temples, des jardins zen : tout était réuni pour me conquérir.
Une façon très originale de traiter le temps.
Des chapitres qui fonctionnent comme des passages secrets, l’un vers l’autre. Une atmosphère envoûtante.
J’ai d’ailleurs été happé durant les deux tiers du livre, remarquables de construction, de narration et d’énigme.
Le propos résonne avec une justesse troublante face à notre époque. C’est beau, c’est poétique.
Et puis j’ai décroché.
La tension, qui montait crescendo, marque soudain une pause.
Le récit opère une transition, nécessaire sans doute, de la lutte vers l’utopie.
Mais cette utopie, je n’y ai pas cru.
Suis-je trop cynique ? Attendais-je un roman plus résolument post-apocalyptique ?
Le livre en prenait pourtant la direction. Il allait cependant trop vite sur les aspects qui me séduisaient, et s’attardait trop longuement sur des passages plus contemplatifs.
J’aime la contemplation, mais quelque chose dans cette harmonie un peu trop lisse m’a tenu à distance.
D’autres l’ont lu et appréciés plus que moi
- Stéphanie que me l’a fait découvrir “De l’autre côté des livres”
- “yossarian – sous les galets, la page…”
- “La geekosophe”
- “Les mille mondes”
- “Le nocher des livres”
- “Les Chroniques de FeyGirl”
- “L’épaule d’Orion”
