Tokyo Detective
Jake Adelstein
★★★★★
Jake Adelstein livre un témoignage documenté sur le crime organisé japonais, loin des clichés hollywoodiens, fondé sur son expérience de journaliste d'investigation au Japon.
Récit japonais où le passé et le présent s'entrelacent autour d'un journal découvert après le tsunami, explorant l'intimité et l'universalité avec humour et profondeur.
Dans la lignée de Murakami, un bijou littéraire original, inspiré des “I-Novels” japonais, porté par une construction virtuose. Entre imaginaire et réalité, une œuvre à la fois profonde et pleine d’humour, intime et universelle, assortie d’une formidable réflexion sur le temps et l’Histoire.
Le sac en plastique avait échoué sur le sable de la baie Désolation, un de ces débris emportés par le tsunami. À l’intérieur, une vieille montre, des lunettes jaunies et le journal d’une lycéenne, Nao. Une trouvaille pleine de secrets que Ruth tente de pénétrer avant de réaliser que les mots de la jeune fille lui sont destinés…
Depuis un bar à hôtesses de Tokyo, Nao raconte des histoires : la sienne, ado déracinée, martyrisée par ses camarades ; celle de sa fascinante aïeule, nonne zen de cent quatre ans ; de son père qui cherche sur le Net la recette du suicide parfait. Des instants de vie qu’elle veut confier avant de disparaître.
Alors qu’elle redoute de lire la fin du journal, Ruth s’interroge : et si elle, romancière en mal d’inspiration, avait le pouvoir de réécrire le destin de Nao ? Serait-il possible alors d’unir le passé et le présent ? La terre et le ciel ?
Traduit de l’américain par Sarah Tardy
C’est un roman qui jette des ponts entre le Japon et le reste du monde.
Il y aborde des sujets difficiles :
Le roman aborde aussi le zazen. Les passages avec Jiko, la grand-mère de Nao, sont de véritables rayons de lumière dans un roman parfois sombre et sans autre issue que le suicide. Ce sont des passages emplis de poésie, de sagesse et de tendresse.
Le roman est bien documenté (les kamikazes, le zazen…)
Le style est très bien équilibré et la trame du récit fait qu’on ne lâche qu’à regret le roman.
Très prenant et émouvant, c’est un roman que je conseille.
Le roman est écrit à la première personne et la narratrice est “Ruth” elle-même. Je sais bien que les “I-Novels” sont justement des romans écrits à la première personne entre fiction et autobiographie. Mais ne pas savoir ce qui relève de la fiction de ce qui relève de l’autobiographie me gêne un peu. Cela m’aurait moins gêné si les thèmes abordés n’avaient pas été si graves.
Une fois de plus, la mécanique quantique est amenée dans la narration pour servir d’attelle au côté fantastique du récit.
Le côté trop exagéré des personnages. Le père s’enfonce corps et âme dans la dépression sans jamais parler. Jiko est trop sainte.
Le roman est disponible en numérique.
Mais l’éditeur Belfond impose deux choses :
Jake Adelstein
★★★★★
Jake Adelstein livre un témoignage documenté sur le crime organisé japonais, loin des clichés hollywoodiens, fondé sur son expérience de journaliste d'investigation au Japon.
Angelo Di Genova
★★★★★
Ouvrage essentiel fournissant les fondamentaux pour appréhender la culture japonaise, même après plusieurs voyages, sans prétendre à la compréhension totale.
Keigo Higashino
★★★★☆
Un polar japonais où un mathématicien aide sa voisine à dissimuler un meurtre, créant un duel intellectuel fascinant avec l'enquêteur.
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