Une paysanne russe

Léon Tolstoï ★★★☆☆ 21/11/2019

Le récit austère de la vie d'une paysanne russe confrontée au travail éreintant, aux privations et à une foi rigoriste qui culpabilise les femmes.

L’histoire d’une femme paysanne russe.

La vie d’une femme qu’on marie. La vie d’une femme qui travaille aux champs jusqu’à l’accouchement et de nouveau le lendemain. Une vie de privations, de lutte pour s’en sortir, pour faire face à l’imprévu, à la mauvaise fortune, aux maladies, aux décès.

Une vie sous l’œil de Dieu qui punit, qui peut vous épargner (récompenser serait trop positif pour les êtres humains vus comme pécheurs) Un dieu pas très attentionné pour les femmes : si l’accouchement est douloureux, c’est que la femme a commis des péchés, trop de péchés. On prie pour que les enfants vivent, aient à manger. La superstition est partout.

Elle travaille, élève ses enfants et suit son mari qui est condamné au bagne/exil en Sibérie. Sibérie vue d’ailleurs comme un pays étranger.

Journal de bord d’une vie constamment au bord du précipice avec parfois quelques rares îlots de répit. Des questions douloureuses : donner ses enfants pour qu’ils aient une vie meilleure ? Une condition pire que des serfs alors que le servage vient d’être aboli.

Un récit sobre, direct, sans détour, sans fioriture. Un récit à la fois éprouvant et témoignage nécessaire. Émancipation et espoir sont complètement absents du noir tableau que je dresse ? Ce n’est pas une fausse impression.

Une préface bienvenue replace le récit dans son contexte

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