Remerciements
- Je remercie Babélio pour la masse critique.
- Je remercie les Éditions Philippe Picquier, une de mes maisons d’édition préférées.
Pourquoi préférée ?
- J’aime la littérature japonaise et cette maison d’édition m’apporte des auteurs certes moins connus que ceux des “grandes” maisons, mais souvent bien plus intéressants (un exemple parmi tant d’autres : Ryû Murakami)
- Je lis sur liseuse la plupart du temps. Il suffit d’aller voir sur 7Switch pour constater l’absence de DRM de leurs ebooks.
- Je remercie l’excellent travail des traducteurs : Ryoko Sekiguchi et Patrick Honnoré.
Traduire du japonais est déjà peu facile.
Alors traduire du japonais du tout début du XXe siècle et lui donner cette tournure quelque part entre Edgar Allan Poe, Oscar Wilde et Fiodor Dostoïevski (pour les tourments) relève du tour de force.
Mais de quoi parle le roman ?
Résumé (personnel)
C’est l’histoire de deux jeunes hommes qui, par un sacré concours de circonstances, assistent à un meurtre.
La meurtrière est une femme qui les fascine immédiatement au plus haut point.
Pour leur propre perte ?
Je n’en dirai pas plus.
Avis
Attention, ce n’est pas un polar moderne. Le centre du récit n’est pas la résolution d’un meurtre.
Le vrai centre du récit est la fascination pour la mort et surtout pour la femme qui la donne.
Si résolution il y a, c’est celle de la nature de cette femme. Qui est-elle ? Une geisha ? Une opportuniste ? Un membre d’une bande de criminels ? Les deux hommes ne cherchent pas à éviter un prochain meurtre prévisible. Au contraire.
Ils cherchent à percer le mystère de cette femme fascinante.
Ils cherchent à s’en approcher jusqu’à se brûler les ailes.
Les personnages ? Deux jeunes hommes aisés tentés par la recherche de sensations fortes.
La réussite du roman ?
Nous faire partager les scènes du meurtre comme si nous y étions.
On pourrait mépriser ces deux hommes, mais au travers du récit nous sommes aussi fascinés.
Nous recherchons à la lecture du roman peut-être une partie de leur propre transgression.
Serait-ce nous l’œil du démon ? Regardant cachés ces meurtres ?
Le décor ?
Un Tokyo aujourd’hui disparu fait de maisons dans d’étroites allées sombres, un peu de théâtres, de cinéma, de temples.
Le tout absolument dominé par la nuit. Fascinant.
Mon conseil : il reste des petites ruelles à Tokyo aujourd’hui. Promenez-vous-y ! Vous ne serez pas déçus.
Un bémol ?
La fin : sans divulgâcher, j’ai été incrédule. La toute fin ne me semble pas correspondre à ce que j’attendais et à la tournure générale de l’intrigue.
Autres avis
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