Première course autour du monde en solitaire sans escale.
Bernard Moitessier se lance à bord de Joshua.
Mais lors de la remontée finale de l’Atlantique, en tête, il renonce à la course.
Il choisit de continuer vers Tahiti…
J’en avais entendu parler depuis des années (j’ai un maigre passé de voileux).
Je suis tombé sur cette belle édition de chez Paulsen.
Édition magnifiquement illustrée de photos faites par le navigateur lui-même.
C’est un véritable livre de bord.
On y suit les préparatifs de la course. Les choix techniques difficiles : que prendre, que laisser ?
Et la course commence. Bernard décrit sa navigation, son quotidien, ses repas, ses décisions de route, la météo…
C’est un peu technique… au début.
Petit à petit ce journal de bord de course au large en solitaire laisse place à autre chose.
Bernard trouve une grande paix au large.
Il s’approche parfois des côtes pour lancer un message, donner de ses nouvelles.
La côte, c’est aussi le danger, le risque, l’accident vite arrivé.
Les désavantages l’emportent rapidement sur le fait de donner des nouvelles.
Alors Bernard reprend le large
J’avais un tel besoin de retrouver le souffle de la haute mer, il n’y avait que Joshua et moi au monde, le reste n’existait pas, n’avait jamais existé. On ne demande pas à une mouette apprivoisée pourquoi elle éprouve le besoin de disparaître de temps en temps vers la pleine mer. Elle y va, c’est tout, et c’est aussi simple qu’un rayon de soleil, aussi normal que le bleu du ciel.
Dire que Bernard entre en communion avec l’océan, avec son voilier, avec le ciel, le vent sera d’une grande banalité… Mais une banalité d’une telle vérité !
Ce livre est une route vers un ailleurs que peu d’entre nous peuvent toucher
C’est la première fois qu’il y a une telle paix en moi, car cette paix est devenue une certitude, une chose qu’on ne peut pas expliquer, comme la foi. Je sais que je réussirai, et je trouve ça absolument naturel, cette certitude absolue où il n’y a ni crainte, ni orgueil, ni étonnement. Toute la mer chante, simplement, sur un octave que je ne connaissais pas encore, et cela me remplit de ce qui est à la fois la question et la réponse.
Un chef-d’œuvre !
Cet article « La Longue route » est paru en premier sur Post Tenebras Lire.
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