Dans la toile du temps

Dans la toile du temps

Un petit résumé pour commencer : “Une poussière de reste d’humanité vogue dans l’espace à la recherche d’un monde pour survivre. Les humains tombent sur une planète précédemment terraformée. Cette planète était destinée à être peuplée de singes poussés vers l’intelligence grâce à un virus créé par l’Homme. Hélas, les primates n’atteignirent jamais le sol. Quant au virus, ce sont les araignées qu’il contamina…”

J’étais en manque de Space Opera. Avec ce roman, j’ai plus que comblé ce manque.

Tous les ingrédients sont là :

  • les pages presque 600 !
  • la durée : j’aime les histoires qui durent des décennies (ici on est plutôt dans le domaine des siècles) Grâce à l’hibernation pour les humains, des noms et des personnalités (des archétypes ?) qui perdurent du côté des araignées, le roman garde une grande cohérence et unicité
  • une Histoire (oui avec un H) qui donne de l’ampleur : les hommes que nous suivons sont les héritiers d’une longue Histoire humaine faite de conquêtes et de dramatiques régressions (et l’un des personnages est historien). Grâce à la longueur du roman, on découvre, petit à petit, ce qui est advenu de l’humanité.
  • des histoires : on suit sur des périodes différentes (le voyage des hommes, l’élévation des araignées)
  • des voyages dans l’espace. Que peut bien t-il se passer quand un groupe d’êtres humains voyagent des siècles dans une seule dernière “arche” ?
  • des IA ou plutôt des humains qui se fondent dedans
  • des savants plus ou moins fous
  • l’élévation : les araignées fondent une civilisation
  • les personnages sont attachants, bien définis, complexes. Vous vous souviendrez longtemps des araignées.
  • les rebondissements sont multiples. L’histoire racontée à l’intelligence de ne pas tomber dans le piège d’un simple atterrissage sur une planète. C’est bien plus riche que cela.
  • les surprises : notre anthropomorphisme est délicieusement pris en défaut quand on essaye de plaquer nos conceptions sur la culture arachnéenne.
  • un rythme bien construit qui va crescendo
  • Quel dénouement !

C’est en conclusion un roman riche hors du commun qui vous fera louper votre arrêt de bus et quelques bonnes heures de sommeil sauf si vous êtes arachnophobe.



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